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La Dépêche du Midi, le 15 avril 2009
Hautes Pyrénées, Lourdes
Des concerts exceptionnels
Événement. Le Festival de musique sacrée bat son
plein.
Revoici Bach, vieil habitué de l'événement qui, dans
un programme d'une cohérence exemplaire - le méconnu "
Oratorio de l'Ascension " et un tube absolu, son pétillant
" Magnificat " - a inauguré, en la basilique du Rosaire,
le 22e Festival de musique sacrée de Lourdes. Deux partitions en
état de grâce dont les fulgurances chorales répondent
à la beauté époustouflante des soli et à la
fraîcheur insensée de l'orchestre, tour à tour opulent
ou concis. La réussite incontestée de l'Ensemble baroque
de Toulouse et de son chef, Michel Brun, plébiscités ce
soir-là par un public enthousiaste.
AIR LIBRE
Changement radical de ton dès le lendemain soir, lundi de Pâques,
avec dans une église paroissiale bondée le superbe récital
de polyphonies basques offert par le très talentueux ensemble vocal
Otxote Lurra.
Un exercice virtuose - et didactique grâce aux nombreuses interventions
du chef de chur, Jordi Freixa - placé sous le signe d'une
plénitude sonore renversante et d'une puissance émotionnelle
du souffle, inépuisable et transparent, à tirer des larmes,
y compris des interprètes.
IMMANQUABLES
Sous l'égide de l'Aral et du directeur artistique de la manifestation,
Jean-Paul Lécot, le festival se poursuit demain jeudi, à
21 heures, avec, en l'abbatiale de Saint-Savin, une nouvelle exploration
du répertoire religieux de Bach et un détour par l'un de
ses contemporains, le musicien français François Couperin,
conduits par le Concert lorrain et Stephan Schultz.
Puis, s'achève en beauté ce week-end en la basilique du
Rosaire, toujours à 21 heures, par deux programmes exceptionnels
: un florilège d'uvres sacrées de César Franck
confié aux Solistes de Lyon et Bernard Tétu, samedi ; le
lendemain, une affiche 100 % british avec le tandem Purcell/Haendel cordialement
revisité par le Parnasse français et Louis Castelain.
J.-C. Borde
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