Archives des articles de presse par années
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Sud-Ouest, 03 novembre 2006 Un monde d'émotions "La très riche palette vocale de l'Otxote Lurra a séduit l'abbatiale" " Nous vous remercions gens de la maison pour votre bon accueil ", chantent les huit voix d'hommes de l'Otxote Lurra et leur chef Jordi Freixa. Eskerrak donne le ton du concert et le public qui garnit l'abbatiale est sous le charme. Il entre dans un monde d'accords et d'émotions à faire défaillir les oreilles et le cœur.

Toutes les créations de Lurra racontent une histoire. Voici " Elurra " avec sa mélodie empruntée à la légende russe des Douze Brigands, belle comme une déclaration d'amour. " Aita Gurea ", le Notre Père de Patxi Madina, est parmi les plus grandes pages de musique sacrée, tant cette prière allie force et douceur. Et " Agur Maria ", " Je vous salue Marie " d'Urunuela, a d'autres phrases pénétrantes et caressantes. Il y a de la souffrance et de la compassion dans " Agur Ama Virgina Dolorotekoari " (" Je vous salue mère de la douleur "), avant une parenthèse de bonheur, bercée par les voix captivante de l'Otxote et de Jordi Freixa soliste interprétant " Zatoz Jaungoiko Maité ". Métissage. Dans la partie chants populaires de leur concert, les hommes de Lurra offrent une vision originale de la musique basque à travers des pages métissées parfois d'influences orientales. Effets de voix du " Canto de Arrieros " (la vie des muletiers est triste et dure) ; " Saratarra ", enjoué et affectueux dédié aux habitants de Sare ; " Begi Urdin " de Pablo Sorozabal célébrant le charme incomparable de Donostia, la ville aux yeux bleus… Puis, Pierre Vanhoenackère et sa formidable voix de basse aux inflexions prenantes relèvent brillamment le défi d' " El Bodegonero ". La façon de l'Otxote de voir le monde et d'en traduire toute la poésie s'évade des confidences de la " Cancion del Viejo Poeta ", aussidélicieuse qu'un billet doux et du feu d'artifice vocal d' " Oles Ezkonberriak " (chant pour les nouveaux mariés).

Héritier d'une précieuse tradition, l'Otxote Lurra la transmet aux générations actuelles et œuvre au rayonnement de la langue basque. Son savoir faire est encore présent dans la " Berceuse basque " bouleversante de légèreté et dans " la Petite Clochette " associant la voix claire du ténor Pierre Rousseau à un murmure troublant. Un " Boga Boga " chanté en commun avec le chœur des Gaouyous qui a ouvert la veillée sert de bonsoir. L'épopée époustouflante de la musique basque continue.

Michel Décla



Haute Provence Info, La Marseillaise, 28 juillet 2006   Lurra au Festivoix Somptueux final pour cette édition du Festivoix qui vient de baisser ses volets sur une affluence record et une pléthore d'éloges. Il est vrai que l'affiche a dépassé en qualité toutes les espérances. Faire respirer l'âme du peuple basque est la vocation de cet otxote (otxote = un chœur de 8 chanteurs + un chef de chœur), ambassadeur de génie pour un public sidéré de telle élégance. Chaque voix de l'ensemble pourrait exécuter des concerts en solo, mais ici les individualités ne s'additionnent pas, elles se conjuguent à l'image des cordes d'un violon toujours seules et cependant vibrant de la même harmonie.

Promouvoir une culture, nombreux s'y attachent avec bonne volonté et des fortunes diverses. Ce chœur montre que si le chant est une rime qui émane de l'intérieur, il doit aussi dépasser les frontières et atteindre l'homme dans ce qu'il a de plus cher : sa sensibilité.
Dès les premières paroles chantées, le public est conquis. " pour connaître les basques, il faut connaître leurs chansons " écrivait le Père Donostia. Nous sommes loin des symboles béret et pelote. Pour culminer aux apogées du plaisir, le spectateur n'a qu'à se rendre disponible et laisser agir cette alchimie enivrante.

Si le répertoire est peu utilisé, il n'en est pas moins superbe, en regard de ce qu'il véhicule mais surtout par cette manière polyphonique qui bouleverse les habitudes. La vocation élitiste du groupe exclut tout amateurisme, l'artiste professionnel prend alors toute sa dimension.

Le résultat ne fait pas de détail : les Mées produisent le seul otxote professionnel existant. Pierre Rousseau, Thierry Tregan, Sébastien Piazza, Jean Christophe Picouleau ténors, Raoul du Réau, Patrice Oberling barytons, Alain Delamare, Pierre Vanhoenackère basses et Jordi Freixa chef de chœur constituent un ensemble homogène, leurs différentes distinctions seraient trop longues à relater. Né en 2001 le groupe a commencé par une série de concert dont le nombre a augmenté chaque année. En 2006, ils en sont à leur 3ème album et une tournée internationale.

Chanter les reflets de l'âme implique, outre les qualités esthétiques, l'usage de la palette des émotions. Fête au village, nostalgie, contemplation, mélancolie, l'amour galant et l'hommage à la Vierge en sont des éléments Reste le bal des sorcières qui n'a rien de divin, rires et cris plus vocabulaire accéléré font un temps fort du récital.

Chaque étape de ce voyage fabuleux nous rapproche du ciel, c'est-à-dire de nous-même. L'infiniment loin et notre modeste personne sont finalement très proches. Cette musique rend nos montées moins difficiles, elle régénère et dégage ses effluves de paix.
Final merveilleux, et un et deux rappels, le public debout. Merci messieurs ! Jean Banner  




Le Républicain, 12 janvier 2006
  Au Chœur du Pays basque La Chorale basque Otxote Lurra a fait découvrir les saveurs d'une région où le chant est roi. Un spectacle qui a fait vibrer les spectateurs.   Pour ce premier spectacle de la nouvelle année, le samedi 7 janvier, Alain Croullebois, adjoint au Maire chargé de la culture à Mennecy, avait décidé de sortir un peu des sentiers battus. A cette époque de l'année où il était coutume de faire appel à un groupe de gospel, c'est vers le Pays basque que les regards culturels se sont tournés. San Sebastian, Irun, Hendaye ne sont là que quelques villes évoquées au cours de la soirée. C'est à Otxote Lurra, un ensemble vocal de neuf chanteurs, venu tout droit de Bayonne (ou presque…) qu'il a appartenu de faire vibrer le public. Un public qui, très vite, est tombé sous le charme de ces voix puissantes et profondes évoquant toutes les coutumes basques. Dès les premières paroles, c'est une ambiance qui s'est créée entre le public et les chanteurs. Après une courte présentation du responsable de la troupe , c'est au chef de chœur au nom déjà évocateur, Jordi Freixa, qu'est revenu la charge de présenter chaque chanson. Une présentation qui a permis à chacun de mieux comprendre le sens de cette culture traditionnelle. Le public ne s'est pas trompé et n'a pas été trompé. S'il est vrai que certaines chorales n'ont de chorale que le nom, ce n'est en aucun cas applicable à Otxote Lurra. C'est un ensemble proche de la perfection qui a tenu la scène. Chaque note est soigneusement travaillée, chaque accord est à sa juste place. Plus d'une fois il suffisait de fermer les yeux pour s'imaginer sur cette côte basque baignée par l'océan sous la vigilance de la chaîne pyrénéenne dessinant son relief dans le lointain. A montagne de la Rhune n'est pas loin, Espelette et ses piments sombrent dans la tiédeur d'une soirée estivale… C'est tout cela que les spectateurs ont pu imaginer avec Otxote Lurra. De courtes chansons puisées dans le répertoire basque, tantôt légères mais parfois graves et historiques, des hommes de talents, voilà un cocktail qui a permis à chaque spectateurs de passer une agréable soirée. D'autant plus que pour clore ce premier spectacle de l'année, les équipes de l'espace culturel avait concocté " une Jacqueline " boisson purement festive hantant les nuits des fêtes de Bayonne ! Bien sûr, c'est avec modération que ce verre de l'amitié a été partagé entre les chanteurs et tout le public.

R.M. et S.C.


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