Archives des articles de presse par années
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Nord Eclair, décembre 2005 Le souffle profond d'Euskadi à Saint-Quirin Il y a des pays, des régions à forte identité culturelle, historique… musicale, comme c'est le cas pour le Pays Basque. Pour transmettre, émouvoir et promouvoir cette richesse, un ensemble vocal basque s'est produit, dimanche, dans l'église. Mais parmi les 8 membres, un est Neuvillois… Mais par quel prodige, l'Otxote d'hommes (prononcer otchoté) Lurra est-il venu à Neuville, pour donner un concert exceptionnel dimanche après-midi, en l'église Saint-Quirin ? Eh bien, sans doute un peu parce que l'un de ses membres, Pierre Vanhoenackère, basse, est neuvillois. Etonnant, n'est-ce pas ? Sauf que ce groupe vocal de huit chanteurs plus un chef de chœur, est composé d'artistes lyriques professionnels. Tous liés par l'amitié née de leurs rencontres les scènes du monde. Donc, otxote signifie octuor, Lurra peut se traduire par la terre, le terroir. Il y a une notion identitaire. Et bien sûr Euskadi ets ce pays situé de part et d'autre des Pyrénées, à l'ouest, et que les Français appellent le Pays Basque. Cet ensemble vocal, traditionnel, existe depuis 4 ans, et a déjà enregistré 2 albums.
Promouvoir, exporter la culture basque, c'est là le projet de Lurra. Avec ces chants qui transmettent une émotion, avec une beauté et une force poignante. Ils témoignent de la richesse de la langue basque, un mystère pour les linguistes, d'après Jordi Freixa, baryton originaire d'Irun, qui dirige ces voix prodigieuses.
Il s'agissait donc d'un concert a capella en deux parties. La première était dédiée aux chants sacrés et la seconde aux chants traditionnels. Une musique inspirée
D'emblée la foule a été prise au plus profond de son âme par ces voix descendues du ciel. Les voix des anges… Et le temps s'est écoulé rapidement. De gauche à droite, les voix allaient de la plus aiguë, avec les ténors, jusqu'aux basses, à droite, dont le Neuvillois. Un relief, une profondeur qui laissent rêveur. Jordi Freixa, un des chanteurs commentait et présentait avec son bel accent, les œuvres interprétées par l'Otxote. Conscient que les gens d'ici ont besoin d'un minimum d'explications historiques et culturelles, sur ce qui fait vibrer ainsi cette musique. Une musique qui puis son inspiration dans le monde spirituel.
L'ensemble vocal a terminé sur une chanson du folklore ukrainien, et tout le monde s'est levé pour applaudir cette prodigieuse prestation. Pour le public, une grosse émotion, et pour les chanteurs, un triomphe, dans l'église pleine aux trois-quarts. J.P.M.



L'Alsace, Colmar, le 6 décembre Ferveurs basques à Riquewihr A l'invitation de Poly-Sons, l'église Sainte-Marguerite de Riquewihr a accueilli samedi l'Otxote Lurra. Huit fabuleux chanteurs. Etrange et saisissante était l'atmosphère qui régnait autour de l'église Sainte-Marguerite de Riquewihr, lors du deuxième concert de l'association Poly-Sons ce samedi : à l'extérieur, les marchés de Noël d'une cité alsacienne typique, tandis que l'intérieur résonnait des chants basques de l'Otxote Lurra, issus d'une tradition, d'une culture fort éloignées, dans le temps comme dans l'espace.

C'est sans doute ce qui a attiré un public friand de cet exotisme, ce dépaysement que ne manque pas d'apporter les musiques du monde.
A l'écoute, cependant, une fois dépassé l'obstacle d'une langue impénétrable, l'impression de familiarité s'impose assez vite et d'une manière surprenante.
Peut-être est-elle due aux indispensables explications préalables données par le chef du chœur Jordi Freixa : en restituant les textes dans leur contexte culturel il a fait ressortir ce qu'ils ont d'universel (chant d'amour, évocations mythologiques, hymnes religieux, célébrations populaires), tout en mettant l'accent sur leur caractère original. Les évènements politiques et historiques qui les ont façonnés y ont trouvé leur juste place.

Toutes les nuances déclinées :

Sans doute aussi faut-il attribuer cette proximité avec la musique à une interprétation de premier ordre. Les membres de l'otxote (octuor) Lurra sont tous des professionnels de l'art lyrique, et cela s'entend. Qu'il s'agisse de faire résonner les accents puissants d'une joie exubérante (la " marche de la Saint-Jean ") ou d'amenuiser le son jusqu'à l'infiniment ténu de la berceuse, ils savent décliner toutes les nuances expressives. Tour à tour rugueuse (certaines passage du " Notre Père ") ou ironique (notamment dans la " Danse des sorcières ") la musique, tout en variant constamment les climats et les sujets, conservent souvent des allures très " classiques " : le chant " Maité Mina - Douleur d'amour " acquiert ainsi grâce au solo d'un ténor la beauté d'un lied romantique, tandis que la description évocatrice du " Marché " n'est pas fort éloignée d'une chanson de Janequin. Dans " Begi Urdin - les yeux bleus ", œuvre d'un compositeur lyrique, le traitement orchestral des voix est nettement perceptible.
Moments de sublime beauté :

S'accommodant avec aisance des complexités rythmiques ou mélodiques, insufflant leur ferveur même aux pièces profanes (amis à connotations politiques), les huit chanteurs de Lurra et leur chef ont fait partager au public dans des pièces comme " Elurra " ou " Campanitas " des moments de sublimes beauté. Jacques Weil



L'Est Républicain, le 18 juillet Les voix de l'âme basque Les chanteurs lyriques de l'ensemble vocal Lurra ont fait vibrer la cathédrale. Ils sont neuf, dont un chef de chœur. Ces virtuoses de la voix ont envoûté le public nombreux venu les écouter. Leur talent, ils le mettent au service de l'âme basque et leurs chants sont l'expression de toute une culture.

A travers leur performance vocale, ce sont plusieurs siècles de traditions qui défilent. Derrière la dimension folklorique, se profilent de véritables accents de grande musique, et la langue basque, l'Euskara, portée par les voix, fait naître de puissantes émotions. Le chœur manie à merveille la nuance, mais sait aussi monter en force et révéler sa puissance. L'ensemble donne l'impression d'une parfaite maîtrise.

Le répertoire varié des neuf chanteurs puise dans les domaines religieux et profanes, mais à chaque chant, des volutes de spiritualité se répandaient dans la cathédrale.

Des adaptations d'œuvres d'autres pays ont également rempli l'espace : le public a pu apprécier un chant sacré russe d'une grande beauté, mais aussi un chant ukrainien, " la neige blanchit la montagne ", saisissant. Bref, une après-midi délectable pour tous les mélomanes.



Sud Ouest Angoulême, le 8 juin Soyaux : chœurs émouvants L'Otxote Lurra a chanté le Pays Basque a capella. Deux heures de bonheur absolu pour le public. L' Otxote Lurra a empli le chœur de l'église Saint Joseph l'Artisan et le cœur des 250 spectateurs présents d'émotions samedi soir. Thierry Tregan, Pierre Rousseau, premiers ténors ; Sébastien Piazza, Jean-christophe Picouleau, seconds ténors ; Raoul du Réau, Patrice Oberling, barytons ; Alain Delamare et Pierre Vanhoenackère, basses ont offert leurs voix aux chants traditionnels basques.

Les voix se sont élevées, magnifiques, puissantes, parfois d'une infinie douceur, colorées de sentiments, révélant des harmonies subtiles. Elles ont invité au voyage. A travers des chants mélancoliques, romantiques, s'ouvrant parfois à la culture slave, le public a découvert le territoire et l'histoire du peuple basque. En première partie les chants ont illustré la force, le courage, la fierté et la foi du peuple basque.

En seconde partie les chants se sont attachés à décrire le quotidien des Basques : le travail, la famille, le jeu, l'amour… Maite mina (douleurs d'amour) a tout particulièrement ému le public.
Les artistes dont le talent est sublimé par une sincérité authentique, ont offert deux heures de pur bonheur au public. Un instant d'éternité d'une rare beauté, prolongé par de nombreux rappels. A l'issue du concert les 250 spectateurs se sont levés dans un même élan pour saluer chaleureusement le chœur.

L'otxote Lurra (signifiant en basque " la terre ") réunit neuf artistes liés par une profonde amitié. Depuis bientôt quatre ans l'ensemble que dirige Jordi Freixa s'emploie à restaurer le patrimoine de chant basque, à témoigner de la richesse de l'euskara, l'une des plus anciennes langues d'Europe. L'otxote délivre de l'oubli, où elles étaient enfermées par ce que trop difficile à interpréter, des mélodies composées au cours de ces cinq derniers siècles Certaines ont été adaptées par Jordi Freixa. " La musique traditionnelle basque émane du ressenti " explique Pierre Rousseau. " Ce ressenti peut parfois supplanter les rythmes écrits ". L'otxote bénéficie de la formation lyrique de chacun de ses membres. " Cette formation nous permet d'aller plus loin ", souligne le ténor. " Elle est notre force ". L'otxote Lurra est le seul ensemble professionnel à interpréter des chants basques. Il a enregistré deux albums que vous pouvez commandez via le site internet de l'ensemble : www.ensemble-vocal-lurra.com.

Magalie Lepinoux



Saintonge Hebdo 8 février 2005 "Otxote Lurra" : l'âme du peuple basque... « Quand le basque chante, nous saisissons toute son humeur, son farouche esprit d'indépendance, sa fierté et son courage, sa joie de vivre et surtout sa foi robuste, plus morale que mystique... » Une introduction qui laisse présager ce qui attendait le public venu, très nombreux (plus de deux cents personnes !), assister a la représentation que le groupe « Otxote Lurra « donnait en l'Église de Mirambeau ce vendredi 4 février. Une formation de 9 musiciens professionnels, soit : deux premiers ténors, Pierre Rousseau et Thierry Trégan ; deux seconds ténors, Gérard Couchot et Jean-Christophe Picouleau ; deux barytons, Raoul du Réau et Patrice Oberling ; deux basses, Alain Delamare et Pierre Vanhoenackère ; et enfin, Jordi Freixa, chef de chœur, d'origine basque. Précisions exhaustives absolument nécessaires afin d'appréhender au mieux la culture qu'il nous était offert de découvrir. Et, le moins que l'on puisse dire, c'est nul n'est ressorti indemne de cette prestation... à moins d'être totalement dépourvu de sensibilité ! Une première partie, au répertoire sacré, donnait le ton d'une musique issue de la nuit des temps : une résonance telle que l'on se trouvait emporté sur quelques façades montagneuses, à fleur de gorge, l'écho inondant tout l'espace (Eskerrak). Une profondeur musicale empruntant les chemins de sa géographie natale... Un vaste intervalle, décliné en horizons changeant, soumis à la rigueur des éléments... territoire qui inspire au peuple basque l'humilité inaliénable à une foi qui ne souffre pas même le doute de la mort (Agur ama Virgina Dolorotekoari) Un chant qui porte, supporte, comprend la souffrance : un chemin de croix que le chef de chœur dirigeait un doigt sur la bouche, la seconde main envolant la rime... L'on pourrait s'imaginer avoir expérimenté le plus intense, il n'en est rien ! Car lorsque les chanteurs entonnent quelque comptine de Noël (Elurra), la résonance devient biblique, et les huit voix suivent leur symbole... pour se traduire en éternité. En une forme d'immuable qui, le concert durant, se devinera dans la condensation des souffles : forte ou douce, la puissance est égale (Aita Gurea / Zatoz Jaungoiko Maite). Aussi, lorsque le ton se prête à un engouement plus spécifiquement joyeux, l'on atteint un tel degré d'amusement… que les portes de l'Eglise s'ouvrent en grand afin de laisser entrer les danseurs ! (Zortziko de San juan). Un avant goût de ce qui attendait l'auditoire, manifestement impressionné, en seconde partie, avec des chants profanes, s'attachant à reproduire le tableau d'une vie égrenée en travail, sport, poésie, amour... et courtisée en persistance vocale ! (Malte Mina / Azokan / Begi Urdin / Donosti / Bi eusko abesti / Sorgin Dantaza ) Nul doute que la formation a ce soir là conquis nombre de nouveaux adeptes ! Une certaine victoire pour Lurra, l'association qui gère la formation, et dont le but est la promotion de la culture basque, sur d'autres terres, sous d'autres cieux, sur la base d'une recherche perpétuelle de documents susceptibles d'agrémenter une connaissance en la matière. Une difficulté, sachant que la transmission orale n'a permis de conserver que de rares indices de cette civilisation, profondément vivante. Mais une passion qui a laissé des traces sur ces terres : Un cœur basque ne meure pas... l'âme, toujours, perdure... A Caroline... AuR. PS : notons qu'une partie des recettes (à raison de deux euros par entrée) a été reversée au Secours Catholique afin de soutenir l'aide en faveur des populations sinistrées d'Asie du Sud-est



Pays basque Magazine, n°37,
janvier-février-mars 2005
Lurra, prophète hors du pays. L'otxote est au Pays basque la formation traditionnelle pour huit chanteurs hommes, soit deux ténors I, deux ténors II, deux barytons et deux basses. Le groupe Lurra répond à cette définition. Outre que l'otxote est basé à Bordeaux et qu'aucun membre n'est vraiment basque, il possède en plus l'originalité d'être composé de chanteurs lyriques professionnels. Mené par le baryton Jordi Freixa, le groupe s'est donné comme objectif d'effectuer une recherche des partitions de chants populaires à travers l'Europe, afin de réaliser une adaptation pour des voix dont les possibilités sont généralement plus étendues que celles des chanteurs amateurs.

Lurra a choisi la terre basque et propose son deuxième enregistrement autour de textes originaux, entre autres ceux du père Donostia, de P. Sorozabal, E. Mocoroa ou J. Olaizola, avec des arrangements de Jordi Freixa. L'objectif est donc atteint avec de superbes interprétations, comme quoi on peut être aussi prophète hors du pays.

Chants traditionnels basques - Vol II, Lurra, éditions Pro-Spect'


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